BLOG

Analyse de l'irritation : essais de sécurité dans le domaine des cosmétiques

Pourquoi procède-t-on à une analyse des irritants ?

Analyse de l'irritation : essais de sécurité dans le domaine des cosmétiques

Qu'est-ce que l'analyse d'irritation ?

L'analyse d'irritation est un ensemble de méthodes scientifiques utilisées pour évaluer le potentiel d'un produit à provoquer une irritation de la peau, des yeux ou d'autres surfaces. Ces analyses sont notamment réalisées pour les cosmétiques, les produits d'entretien, les détergents et autres produits similaires contenant des substances chimiques.

Irritation : C'est lorsqu'un produit provoque des rougeurs, des gonflements, des démangeaisons ou une sensation d'inconfort au niveau des tissus avec lesquels il entre en contact.

Pourquoi réaliser une analyse d'irritation ?

  1. Garantir la sécurité des consommateurs : Pour empêcher la vente de produits irritants qui menacent la santé humaine.
  2. Conformité légale : Pour s'assurer que les produits sont conformes aux normes et réglementations nationales et internationales.
  3. Renforcer la confiance dans la marque : Pour accroître la satisfaction des consommateurs en proposant des produits sûrs et faciles à utiliser.
  4. Protéger les groupes sensibles : Prévenir les risques pour les enfants, les personnes âgées et les personnes à la peau sensible.


Méthodes d'analyse de l'irritation dans les cosmétiques et les produits d'entretien

  1. Tests in vitro (tests réalisés en laboratoire) :
    • Modèles de culture cellulaire : Le potentiel d'irritation est mesuré à l'aide de systèmes imitant les tissus vivants.
    • Modèles de peau reconstituée (modèles de peau en 3D) : Les tests sont effectués sur une peau artificielle simulant la peau humaine.
    • Tests de taux de mortalité cellulaire : Le degré de lésion des cellules est mesuré.
  2. Tests in vivo (tests sur des sujets vivants) : Cela inclut des tests dermatologiques sur des volontaires humains. Les tests sur les animaux sont interdits dans la plupart des pays pour des raisons éthiques.
  3. Test épicutané : De petites quantités sont appliquées pour vérifier si les ingrédients du produit provoquent une irritation cutanée. Des symptômes tels que rougeurs, gonflements ou démangeaisons sont observés.
  4. Tests d'irritation oculaire : Ces méthodes sont notamment utilisées pour des produits tels que les shampoings et les savons. Le potentiel d'irritation oculaire est évalué par des méthodes non invasives.

Le tissu épidermique humain se compose de 5 couches principales, de la partie la plus basale à la partie la plus superficielle : le stratum basale, le stratum spinosum, le stratum granulosum, le stratum lucidum et le stratum corneum. La couche la plus externe de l'épiderme présente une structure plate composée principalement de kératinocytes. Cette couche de kératinocytes cornifiés constitue une barrière contre les substances potentiellement irritantes et les kératinocytes qu'elle contient jouent un rôle important dans la surveillance immunitaire de l'épiderme. Naturellement, l'induction de la cascade inflammatoire lors d'une irritation cutanée commence dans la couche supérieure, premier endroit où le produit cosmétique, biocide ou chimique brut pénètre.

Les systèmes de tests d'irritation cutanée in vitro (SIT) sont réalisés à l'aide de modèles d'épiderme humain reconstitué (RhE) qui reproduisent les propriétés biochimiques et physiologiques de l'épiderme humain.

Le protocole EpiDermTM SIT (EPI-200), reconnu dans la directive 439 de l'OCDE relative aux essais sur les produits chimiques, est réalisé avec une grande sensibilité. Ce modèle est breveté et validé par le Comité consultatif scientifique de l'ECVAM (ESAC) en tant que système de modèle 3D in vitro pour les essais sur les produits chimiques, pharmaceutiques et de soins de la peau. Le test d'irritation est obligatoire pour les produits biocides de type 1 à 11 et les produits cosmétiques en contact direct avec la peau.

Le protocole d'essai consiste à exposer les tissus conditionnés au témoin positif, au témoin négatif et au produit chimique testé pendant 1 heure, puis à les retirer après le temps d'exposition. Il se termine par la détermination de l'activité enzymatique de l'oxydoréductase cellulaire dépendante du NAD(P)H et de l'activité métabolique des cellules à l'aide de la méthode colorimétrique basée sur le test MTT. En résumé, la détermination du potentiel d'irritation cutanée du produit à tester repose sur la viabilité tissulaire et doit être effectuée par des experts dans ce domaine au sein de laboratoires accrédités et agréés.

Le groupe Nanolab Laboratories continue de fournir des services dans le cadre de l'analyse de l'irritation. Nous proposons également des services dans le domaine des tests d'efficacité protectrice.

Contactez-nous pour plus d'informations.

Vous pouvez nous suivre sur LinkedIn pour recevoir les dernières actualités et publications concernant nos services.

Suivez notre compte Instagram pour être informé de nos derniers articles de blog.

7619