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Análisis de impurezas elementales en medicamentos: USP 232 y 233

Análisis de impurezas elementales en medicamentos

Análisis de impurezas elementales en medicamentos: USP 232 y 233

Analyse des impuretés élémentaires dans les médicaments : limites de l'USP〈232〉 et procédures de l'USP〈233〉

Le contrôle des impuretés élémentaires dans les produits pharmaceutiques est essentiel pour la sécurité des patients. La section générale de la norme USP〈232〉 définit les limites et la classification des éléments, tandis que la norme USP〈233〉 définit les procédures analytiques à utiliser pour déterminer ces impuretés.


USP〈232〉 : Classification des éléments

La norme USP〈232〉 classe les éléments en quatre catégories en fonction de leur profil de toxicité et de la probabilité de leur présence dans la fabrication des médicaments.

Classe 1 : Éléments présentant le risque le plus élevé

Il s’agit d’éléments à forte toxicité dont l’utilisation dans la fabrication des médicaments est restreinte ou interdite. Ils doivent faire l’objet d’une évaluation au cas par cas.

  • Arsenic (As)
  • Cadmium (Cd)
  • Mercure (Hg)
  • Plomb (Pb)
Classe 2A : Éléments présentant une forte probabilité d’apparition

Il s’agit d’éléments relativement courants dans la fabrication pharmaceutique et susceptibles de présenter des effets toxiques. Ils font l’objet d’une attention prioritaire dans les évaluations des risques.

  • Cobalt (Co)
  • Vanadium (V)
  • Nickel (Ni)
Classe 2B : Éléments présentant une faible probabilité de formation

Ces éléments sont généralement présents à l’état naturel à de faibles concentrations. À moins d’être ajoutés intentionnellement au cours du processus de fabrication, ils peuvent généralement être exclus de l’évaluation.

  • Argent (Ag)
  • Or (Au)
  • Iridium (Ir)
  • Osmium (Os)
  • Palladium (Pd)
  • Platine (Pt)
  • Rhodium (Rh)
  • Ruthénium (Ru)
  • Sélénium (Se)
  • Thallium (Tl)
Classe 3 : Éléments présentant une faible toxicité par voie orale

Il s'agit d'éléments dont la toxicité est relativement faible lorsqu'ils sont administrés par voie orale. Ils doivent faire l'objet d'une évaluation distincte dans les produits administrés par voie parentérale ou par inhalation.

  • Baryum (Ba)
  • Chrome (Cr)
  • Cuivre (Cu)
  • Lithium (Li)
  • Molybdène (Mo)
  • Antimoine (Sb)
  • Étain (Sn)


USP〈232〉 : Valeurs PDE

Les limites sont basées sur l'approche PDE (exposition quotidienne admissible). Le tableau ci-dessous résume les valeurs PDE applicables aux médicaments administrés par voie orale. Des valeurs PDE différentes s'appliquent aux produits administrés par voie parentérale ou par inhalation.

Élément Classe PDE par voie orale (µg/jour)
Cadmium (Cd) 1 5
Plomb (Pb) 1 5
Arsenic (As) 1 15
Mercure (Hg) 1 30
Vanadium (V) 2A 10
Cobalt (Co) 2A 50
Nickel (Ni) 2A 200
Thallium (Tl) 2B 8
Or (Au) 2B 100
Iridium (Ir) 2B 100
Osmium (Os) 2B 100
Palladium (Pd) 2B 100
Platine (Pt) 2B 100
Rhodium (Rh) 2B 100
Ruthénium (Ru) 2B 100
Argent (Ag) 2B 150
Sélénium (Se) 2B 150
Baryum (Ba) 3 1 400
Antimoine (Sb) 3 1 200
Cuivre (Cu) 3 1 300
Lithium (Li) 3 550
Molybdène (Mo) 3 3 000
Étain (Sn) 3 6 000
Chrome (Cr) 3 11 000

Remarque : les valeurs PDE varient en fonction de la voie d’administration (orale, parentérale, par inhalation). Se reporter au texte original de l’USP〈232〉 pour connaître les valeurs actuelles.


USP〈233〉 : Procédures analytiques

L’USP〈233〉 définit deux procédures analytiques de base à utiliser pour la détermination des impuretés élémentaires.

Procédure 1 : ICP-OES

La spectrométrie d’émission optique à plasma à couplage inductif repose sur le principe de l’excitation des éléments présents dans l’échantillon au sein d’un environnement de plasma et de la mesure de la lumière qu’ils émettent en fonction de leur longueur d’onde.

Procédure 2 : ICP-MS

La spectrométrie de masse à plasma à couplage inductif repose sur le principe de la séparation et de la mesure des éléments ionisés dans le plasma en fonction de leur rapport masse/charge.


Exigences relatives à l’adéquation du système

L’USP〈233〉 définit des critères spécifiques d’adéquation du système afin de démontrer la validité de la méthode d’analyse :

  • Répétabilité : L’écart-type relatif (RSD) des mesures répétées doit être inférieur à la limite spécifiée
  • Précision : Le taux de récupération dans les échantillons dopés doit se situer dans une plage acceptable
  • Étalonnage : Une courbe d’étalonnage appropriée doit être établie à l’aide de solutions étalons
  • Témoin à blanc : Une analyse d’échantillon à blanc doit être effectuée pour identifier les sources de contamination
  • Utilisation d’un étalon interne : Pour compenser les effets de matrice et les décalages de signal
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